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Garage Rock

Entre 1964 et 1968, partout autour de la planète, mais plus spécialement aux Etats-Unis, des centaines de milliers de kids décident de monter des groupes de rock et de copier les Beatles, les Rolling Stones, les Yardbirds, les Animals ou les Zombies qui viennent d’envahir les ondes radiophoniques avec ce qu’on appelle la British Invasion.

Aux states, les répétitions se déroulent généralement dans le garage de la maison familiale d’un des musiciens, d’où l’appellation commune de « garage rock » qui est affublée à tous ces petits groupes américains dont le style peut pourtant varier de la popinette la plus sucrée au punk-rock le plus sauvage en passant par toutes les strates du blues brut au psychédélisme le plus acide. Parfois, le même groupe, sur le même 45 tours, sortira une ballade pop sucrée sur la face A et un brûlot psychédélique sur la face B…

C’est ce que j’aime dans ce genre musical, il est varié, contrairement à ce qu’en pensent les mauvaises langues et les adeptes de fri-jaze ou de Michel Jonasz.

Une belle guitare à paillettes, c’est garage !

Il y a aussi évidemment des variations importantes de qualité entre les enregistrements, du plus sale au plus propre (si, si, ça arrive). Mais tout amateur de sixties punk accepte d’écouter des enregistrements approximatifs et il est même conseillé d’apprécier la chose ! L’imagination prend la relève où la technique fait défaut. Je crois même que certains morceaux que j’adore, s’ils étaient « bien produits » sonneraient tout de suite moins bon à mes oreilles et perdraient une large part de leur charme.

Ce qui est assez peu variable en revanche, surtout au début de cette vague, c’est le manque de dextérité de certains des musiciens. C’est d’ailleurs cette maîtrise malhabile qui amènera Lenny Kaye à définir ce style musical comme « punk » en 1972 lorsqu’il sort la première compilation Nuggets, double 33 tours qui regroupe la fine fleur de ces groupes oubliés au fond du garage.

Mais de toutes manières, qu’est la virtuosité du professionnel face à la passion du débutant ? A mon avis, pas grand chose ! Et je préfèrerais toujours le solo foireux de Louie Louie à n’importe quel solo de n’importe quel hard-rockeux du multivers.

Le garage-rock ne se limite pas aux années 60. Au fil des décennies, ce genre musical est resté bien vivant et aujourd’hui encore, au XXIe siècle, plus de soixante ans après sa naissance le garage-rock est toujours aussi vivace !

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