Ce groupe californien a sorti 5 singles entre 1967 et 1969. « Invisible People », leur premier, est une petite pépite de garage psychédélique pas du tout léthargique.
Hamilton Streetcar était « where the action is » dans les mid-sixties américains et ils ont partagé les scènes de San Francisco avec Jefferson Airplane, Strawberry Alarm Clock ou encore Iron Butterfly. Leur manager attire l’attention de Lee Hazelwood qui les signe sur son label LHI.
Lorsqu’en 1969, le producteur Richard Delvy leur propose d’enregistrer un album, le groupe se voit déjà devenir la nouvelle sensation de la côte ouest. Erreur ! Ce disque propose un psychédélisme dégoulinant et souvent tout mou. Je ne l’ai pas écouté en entier mais les titres disponibles sur youtube, s’ils restent écoutables, sont tellement-beaucoup moins bien que « Invisible People ou « Confusion », leur deuxième 45t, hybride débridé de hippisme et de garage-fuzz . Il parait que c’est de la faute du producteur qui voulait se faire plaisir en pondant un concept-album autours des chansons d’un de ses amis, John Boylan, et utiliser le Hamilton Streetcar comme backing-band. Et encore, il a préféré faire appel à de nombreux musiciens de studio (dont Carol King).
Les membres du groupe, dépités, quittent le navire pendant les sessions, à l’exception du chanteur et de l’organiste.
Ceci explique cela.
Heureusement, il nous reste leurs premiers singles qui valent le détour.
