
C’est frais, c’est gai, c’est simple et efficace, c’est entraînant, c’est pop, c’est Back and Forth par les Bishops.
Le groupe est fondé en 2004 à Londres par deux frères jumeaux, aux faciès poupins quasi-mongoloïdes assortis de gros yeux globuleux, Mike et Pete Bishop, respectivement guitare chant et basse chant. Le batteur, Chris McConville, a été recruté dans un pub et il est affublé d’une coiffure que je n’hésiterai pas à qualifier de filasse.
Malgré ces handicaps visuels, le trio, habillé avec gout de costumes sombres aux coupes sixties à la mods, sait parfaitement composer des petits bijoux pops intemporels. Enfin… intemporel façon 1965 !
Le groupe enchaîne rapidement de nombreux concerts partout en Europe et au Japon, jusqu’à 200 par an. Leurs sets sont décrits comme énergiques et gais, ce qui ne m’étonne guère.
En 2007, ils sortent leur premier album, The Bishops, produit par Liam Watson dans son studio entièrement analogique, Toe Rag, où les White Stripes enregistrèrent Elephant en 2003.
Outre le frétillant Back and Forth, cet album contient de nombreuses autres pépites où le talent des garçons pour les mélodies simples et entraînantes est indéniable. The Only Place I Can Look Is Down ou Say Hello auraient d’ailleurs bien pu faire l’objet de ce billet, ça n’en aurait sans doute pas changé une ligne exceptée celle-ci !
En 2009, ils sortent For Now qui est un peu le frère jumeau du premier album. Ce n’est finalement pas si surprenant, par contre, c’est un peu décevant et, personnellement, je trouve que la magie opère moins. Il reste tout de même de bons morceaux comme Laughter In The Dark, Rain Dance ou Free To Do Whatever You Want.