Les idoles, film de 1968
Dans la famille garage-punk, La Chanson Hebdomadaire de Jean-Pierre Kalfon, sortie en 1965, se pose là ! Déjà, il y a les paroles moqueuses et irrévérencieuses sur les stars du moment, l’église et les journaux pas encore nommés pipoles mais déjà poubelles. Il y a aussi cette méchante fuzz et ces ruptures de rythme surprenantes. Mais surtout, il y a la voix approximative et agressive de Jean-Pierre Kalfon qui éructe son texte avec conviction. En 1965, même chez nos amis anglais ou américains, il y avait très peu de groupes aussi violents.
Jean-Pierre Kalfon est plus connu pour son activité d’acteur mais il a toujours eu un pied dans le rock’n’roll. Souvent le pied gauche, il faut bien l’avouer, mais avec ce titre à son actif et son attitude résolument punk, je lui pardonne tout le reste !

Jean-Pierre Kalfon est né à Paris en 1938 et ses parents le destinaient à des études de médecine. Il préférera fuguer en Belgique où il dessine à la craie sur les trottoirs et joue de la guitare devant les terrasses des bistrots pour se faire un peu de pognon. Arrêté pour falsification de carte d’identité, il fera 3 mois de prison puis ira en maison de redressement en France. C’est un voyou, quoi !
Mais sa mère le reprend en main et il suivra d’abord des cours de décoration, puis des cours de théâtre qui l’amèneront où on sait (et je ne vais pas détailler, on n’est pas sur un blog de théâtre ou de cinéma).
En parallèle de son métier d’acteur, il participera à quelques groupes de heavy rock durant les 70’s: les Crouille-Marteaux, Sugar Baby Bitch, Kalfon Rock Chaud et Monsieur Claude avant de reprendre une carrière musicale solo dans les années 80.
Jean-Pierre Kalfon est resté tout au long de ses deux carrières une espèce de renégat underground et dejanté comme il n’y en a pas assez par chez nous. Longue vie à ce vieil insoumis !